Atelier de psychologie positive

Nous ne naissons pas avec un mode d’emploi de notre cerveau, nous n’avons pas non plus de cours sur comment vivre une vie épanouissante ou sur comment gérer nos émotions, pourtant ce sont des compétences fondamentales pour profiter au mieux de cette expérience surprenante qu’est la vie.

L’atelier proposé permet aux participants de développer les compétences et outils fondamentaux qui nous viennent de la psychologie positive appliquée. Il s’agit, à mon sens, du meilleur investissement que l’on puisse faire pour soi. Nous avons appris des gestes d’hygiènes essentiels pour être en bonne santé physique dès notre plus jeune âge (se laver les mains, dormir suffisamment, manger des légumes…), cet atelier vise à développer les bases d’une d’hygiène psychologique pour prendre soin de soi, de ses relations et de son bien-être.

Le prochain atelier aura lieu en mai 2019 à Grenoble.


Les trois fondements de cet atelier

  • Il est possible d’apprendre à développer son bonheur et son degré d’épanouissement ! Les études en psychologie indiquent que même si le contexte et notre biologie déterminent en partie notre bien-être, nous disposons d’une marge de manœuvre pour l’augmenter, elle serait même estimée à hauteur de 40% par une étude de la célèbre chercheuse Sonja Lyubomirsky. La plasticité cérébrale est notre principal alliée pour développer notre bien-être : c’est la capacité du cerveau à se remodeler en fonction des nouvelles expériences et de réaliser de nouveaux apprentissages y compris à l’âge adulte. Le but de cet atelier est ainsi de proposer de nouvelles expériences à travers les pratiques proposées pour faire évoluer nos schémas mentaux et comportementaux.

  • L’importance de la pratique : elle fait la différence entre le savoir théorique et l’expérience concrète. Un certain nombre de personnes savent théoriquement ce qu’il faudrait faire pour être plus heureux, mais elles ne sont pas pour autant plus heureuses. Personne n’a appris à jouer du piano en lisant un livre sur le piano, l’expertise se développe par des pratiques progressives, adaptées et répétées. Le développement de notre bien-être se fait de la même manière par l’expérience et la pratique : c’est pour cette raison que les pratiques de psychologie positive ont été développées, pour passer de la théorie à l’expérience, pour vivre le changement de l’intérieur et pas qu’intellectuellement.

  • L’importance des recherches en psychologie : la psychologie positive se base sur les recherches scientifiques récentes en psychologie, elle permet de faire le tri entre ce qui est efficace et ce qui ne l’est pas. Elle se base sur une vision critique et complexe du bien-être plutôt que sur des modèles simplistes et sans preuves.

Contenu du programme : 5 séances de psychologie positive

Les 5 séances correspondent aux 5 piliers fondamentaux pour construire un bien-être qui se veut durable.

Ce programme reprend les pratiques du programme CARE, atelier de psychologie positive développé par Rebecca Shankland, Jean-Paul Durand, Ilios Kotsou et Christophe André, qui m’ont formé à l’animation du CARE.

Séance 1 : Cultiver mes émotions agréables

  • Enrichir son vocabulaire émotionnel pour développer son intelligence émotionnelle
  • Apprendre à savourer les moments agréables du quotidien
  • Cultiver ses émotions agréables en développant un regard appréciatif
  • Cultiver ses émotions agréables à travers nos actions et comportements

Notre cerveau a tendance à se focaliser sur les éléments négatifs du quotidien et il aime bien les ruminer et parfois même les généraliser. La psychologie appelle cela le biais de négativité. Ce mécanisme est très utile car notre cerveau veut s’assurer que nous percevons et réglons les problèmes avant de fêter les réussites. Cependant, ce biais nous pousse à passer à côté de notre bien-être, en restant focalisé sur des expériences désagréables parfois mineures.

Cette séance vise à aider les participants à changer le regard que nous portons sur le monde afin de développer la capacité d’apprécier, de savourer et de s’étonner des petits plaisirs du quotidien. Si notre cerveau met facilement les projecteurs sur le négatif, ces pratiques permettront de rétablir l’équilibre en apprenant à éclairer également les parties agréables de notre vie.

Les évènements très agréables sont certainement tout aussi rares que les évènements très désagréables. La plupart de notre temps est remplis par des moments classiques et banals du quotidien : une composante du bien-être réside ainsi dans la manière de vivre ces moments et de provoquer des différences dans la vie de tous les jours.

Séance 2 : découvrir mes forces et ma capacité de résilience

  • Identifier mes forces et ressources
  • Les utiliser pour me rapprocher de mes valeurs et de mes objectifs
  • Les utiliser pour face aux difficultés
  • Faire évoluer mon rapport à l’échec et aux difficultés

Découvrir ses forces et ses ressources afin de prendre confiance en soi et de pouvoir les utiliser pour mieux rebondir dans les moments difficiles.

Séance 3 : créer des relations épanouissantes

  • Exprimer sa gratitude
  • Apprendre à repérer les forces d’autrui
  • Découvrir et redécouvrir l’autre
  • Apprendre ce qui est important pour l’autre et comment réagir
  • Passer des reproches et jugements à l’expression des besoins
  • Être présent à autrui

Les relations sont un levier majeur du bien-être, le soutien permet
également de mieux faire aux difficultés de vie et périodes de stress.

Séance 4 : Vivre une vie qui a du sens

  • Découvrir et clarifier ses valeurs
  • Découvrir ses besoins psychologiques fondamentaux
  • Vivre un bien-être centré sur le moment présent
  • Se resynchroniser avec ses valeurs : s’engager en direction d’une vie épanouissante et pleine de sens en alignant nos comportements en direction de ce qui est essentiel pour nous

Nous avons tendance à procrastiner notre bien-être, à le remettre à plus tard dans un futur conditionnel (« je serais enfin heureux quand je serais X ou quand j’aurais Y »). Dans cette séance, nous questionnons cette représentation du bien-être et proposons des alternatives basées sur l’alignement entre ses comportements, ses valeurs et ses besoins.

Séance 5 : Développer de la bienveillance envers soi-même

  • Etre à l’écoute de ses besoins
  • Développer de la bienveillance, y compris dans les moments difficiles
  • Reformuler les auto-critiques en besoins
  • Développer une estime de soi stable et qui ne dépend pas des conditions extérieures comme les réussites ou les échecs

La personne avec laquelle nous passons le plus de temps c’est nous-même : 24 heures sur 24 non-stop jusqu’à la fin de notre vie. Nous sommes contraints de vivre avec ce colocataire intérieur toute notre vie. En plus de cela, nous entrons en relation avec soi-même de la même manière que nous entrons en relation avec autrui : nous nous parlons, nous nous aimons ou nous détestons, nous nous acceptons ou nous rejetons, nous nous critiquons ou nous complimentons.

Nous sommes souvent gentils, disponible et bienveillant pour nos amis et nos proches. Mais sommes-nous un bon ami pour nous-même ? Nous nous aimons bien quand tout va bien, et nous devenons sévère, méchant et critique quand les évènements sont difficiles, d’autant plus lorsque nous percevons une responsabilité personnelle dans les difficultés rencontrées.

Dans cette séance, nous questionnons la relation que nous entretenons avec soi-même afin d’explorer une relation apaisée basée sur la gentillesse, l’acceptation et l’écoute de soi. Les études en psychologie indiquent que cette attitude favorise la résilience dans un contexte difficile. En effet, cette attitude permet de mobiliser davantage ses ressources et évite le phénomène de double peine : nous ne rajoutons pas de souffrance supplémentaire (« tu es un nul, tu ne réussis jamais rien ») à une douleur initiale (un échec, une rupture…).

L’animateur : Joran FARNIER, psychologue et enseignant

Je suis psychologue, psychothérapeute et enseignant, diplômé en psychologie positive à l’Université Grenoble-Alpes. J’enseigne la psychologie à l’université sur différents thèmes : les interventions efficaces en psychologie positive, l’optimisme, l’exploration des forces et ressources des patients, les compétences émotionnelles et la psychologie de la santé.

Je suis formé à l’animation du programme CARE de psychologie positive après m’être formé auprès de ses auteurs : Rebecca Shankland, Jean-Paul Durand et Ilios Kotsou. J’ai eu l’opportunité d’animer ce programme à l’université, en entreprise et désormais pour des particuliers à mon cabinet de psychologie.

Le prochain atelier aura lieu en mai 2019 à Grenoble.


Ce que ce programme n’est pas

La représentation du bien-être par la psychologie positive est construite sur une vision complexe de la vie en intégrant les souffrances et les difficultés qui en font partie. La psychologie positive ne consiste pas à mettre les problèmes sous le tapis ou encore à penser « tout le temps positif » en se répétant devant le miroir des phrases exagérément positives auxquelles nous ne croyons pas.

La psychologie positive ne consiste donc pas à ignorer les réalités désagréables, mais plutôt à regarder l’ensemble des réalités en rééquilibrant les réalités ignorées ou minimisées par le biais de négativité de notre cerveau. Il s’agit de s’autoriser à vivre les expériences désagréables de vie sans défense inutile car elles nous apprennent, nous construisent et font partie de la vie ; tout en choisissant de focaliser notre énergie en direction de nos ressources et de nos valeurs.

La psychologie positive repose sur une démarche scientifique et sérieuse, les pratiques proposées dans cet atelier ont ainsi démontré une efficacité dans l’amélioration du bien-être. Je fuis cependant les vendeurs de pilules magiques et ce programme n’en est pas une. Tout comme nous n’apprenons pas à conduire une voiture ou à faire un métier en 5 séances, apprendre à être heureux nécessite du temps et de la pratique. Ainsi, ce programme n’est pas une pilule magique mais représente une initiation pratique pour vivre des expériences de croissance pouvant faire une différence significative dans votre manière de vivre votre vie et de développer votre bonheur.

Retour de participants

«Les effets du programme ont été positifs : amélioration de l’estime de soi et prise de recul sur des moments qui auparavant pouvaient être vécus de manière violente, négative… Le groupe a su créer un espace de bienveillance où tout le monde a su trouver sa place. Ce qui a permis des échanges de grande qualité.
Laurence
«Je me suis sentie en confiance dès le départ. Le groupe a été très bienveillant et toi Joran tu as su respecter les limites de chacun tout en favorisant la liberté de parole. Le programme a provoqué une période de questionnement et d’auto-analyse personnelles intéressante. cela m’a permis de découvrir des outils que j’utilise ou que je mets en place au gré de mes besoins, et de ma motivation. »
Mylène
«Le programme CARE m’a permis d’apprendre à rebondir plus vite lorsque les temps sont durs.  Il m’a permis également de savoir repérer et de profiter plus intensément des bons moments que la vie propose. Je me suis sentie entourée et soutenue par le groupe. Je me suis sentie curieuse et enthousiaste de découvrir les nouvelles pratiques, comme si c’était un nouveau cadeau très attendu à chaque séance. »
Camille
« Quand nous avons identifié une situation passée difficile et que nous avons cherché avec l’aide de notre binôme les compétences et les forces que nous avons utilisé pour surmonter l’épreuve. je garde encore la liste de ces forces et quand survient un obstacle je m’y réfère pour me dire que oui j’en suis capable et pour voir quelle compétence j’ai en moi et que je peux réutiliser. »
Nadine

Information et inscription

Le prochain atelier aura lieu en mai 2019 à Grenoble.


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